Lauragh (South Kerry) le 20 juillet 2008 - 07h40 - C’est comme si les managers des Britanny Ferries avaient compris la catastrophe imminente, comme si les petites filles roses des nouveaux riches irlandais rentraient pour mourir dans la 4x4 de leur papa, étouffées par les secrétions désespérées de leurs propres poumons. Il restera pourtant des Irlandais après le Flu, comme après 1845 et après 1916, après la grippe espagnole de 1918. Le ferry sent l’Europe, le Poivre d’Arvor et le vômi, il prouve que Gourvennec n’avait pas besoin des conseillers en image de José Bové et de ses très ridicules “Semeurs volontaires”. Je doute cependant de la survie des Britanny Ferries. Je doute même du paysage. Ou c’est lui qui doute de moi.