Les errances flivo

10 mars 2014

Comment vous dire ?

J'avais du mal à trouver une batterie neuve pour le vieux téléphone de ma sœur. Sur Amazon le seul fournisseur était chelou, les commentaires mauvais. J'ai regardé les pages jaunes : il y avait un spécialiste dans la ville, dans un quartier où j'ai habité. Il me dit par mail qu'il avait la chose . Ce parcours me changerait du chemin de l'hôpital. J'ai un peu attendu : le type, avec sa moustache poivre et sel et son catogan avait l'air d'un nouveau réac de Cabu, peut-être en plus cheap ; il était en train de détruire le smartphone ultra-plat d'un gros type, enfin, je veux dire, de lui changer fébrilement sa batterie. L'arrivée de contractuelles m'a fait rejoindre et déplacer ma voiture et quand je suis revenu, une cliente et des jeunes gens m'avaient précédé ; il a servi les jeunes gens, il a dit à la cliente que non, il ne pourrait pas reprendre les piles demain si elles n'allaient pas car il était franchisé et validait son chiffre tous les soirs. Elle les a prises quand même. Puis ce fut mon tour : j'avais amené la batterie, une batterie de 1000 mAh, il est allé en chercher une, elle paraissait plus mince ; pendant qu'il saisissait le prix sur son système j'ai vérifié ce qu'il me vendait : non seulement c'était plus mince, mais cela faisait 900 mAh . « Ah oui, bon, mais c'est tout ce que j'ai... » « ... » « Au revoir ! » . Quand je suis sorti, le type avec son smartphone ultra-plat revenait et commençait à s'énerver ; je n'avais pas de contravention. Finalement j'ai remonté le téléphone de ma sœur et il s'est rechargé normalement. Elle m'a dit qu'elle avait dû faire une fausse manoeuvre à la sortie de la chimio car elle était un peu naze. Demain je n'ai pas de rendez-vous. Mercredi je dois faire deux déplacements, un au Centre de lutte contre le cancer, un au Centre Hospitalier Universitaire. D'un autre côté je me dis que Flivo a eu pas mal de chance, il aurait pu, en prison, faire des projets pour monter une franchise à la sortie, rêver de vendre des piles, être à son compte, quoi. C'est vrai, il y a plein de gens qui cherchent des piles. Il aurait aussi pu avoir une moustache et un catogan. Mais ça, ça ne pardonne pas.

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12 décembre 2013

L'affaire se termine

Il me reste quelques exemplaires de "L'infléchissement" pour  celles et ceux d'entre-vous qui ne m'ont pas encore donné d'adresse et qui souhaiteraient le recevoir. Et puis il y a une fille qui doit être grand-mère et à qui je voudrais le donner aussi. Vous savez quoi ? Si elle ne lit pas et si elle veut caler un pied de table, je le ferai couper au massicot, proprement, pour  que reste un petit carré avec la reliure de sorte que les feuilles ne glissent pas. Je suis nostalgique quoi que j'en aie dit. Finalement l'idée de Vitriol  d'être famille d'accueil  pour les chatons est intéressante : toujours du sang neuf. J'ai été content  de  faire cet objet assez joli, c'est-à-dire de le mener à bout. Cela clot une période et les choses tournent un peu comme l'indiquaient les lignes de vos mains : la chiromancie est une science exacte à condition d'être pratiquée par de vieux renards dont le poil blanchit, ce qui est rarement le cas, je vous l'accorde. Pour le reste j'hésite : j'avais l'idée d'un roman cancéro-balkanique (j'ai pris quelques notes  terrestres, maritimes et aériennes),  c'est un genre littéraire intéressant mais peu usité, cependant on m'a laissé entendre  qu'appliquer la chimiothérapie à mon style serait difficile. Bref, dans le monde réel j'ai une commande pour un livre un peu gris : je le ferai avec peut-être un pamphlet à côté pour me défouler. Et je reviendrai de temps en temps ici, vous mettre  du Vitkovsky, du Maïakovski, du Benjamin Péret ou du Stephane Mallarmé. Tous des morts ! Mais je mettrai peut-être aussi un peu d'Anne Kawala.

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26 octobre 2013

J'ai découvert de grosses prunes d'automne au goût de miel.

Et je connais depuis longtemps un peintre sur cagettes qui aime beaucoup "L'infléchissement" : ensemble on fera des confitures et on ira les vendre à Drouot !

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20 octobre 2013

Suggestion pour un mémoire.

Le thème du renard dans la peinture de DZ.

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18 octobre 2013

Ah, puisqu'il y a des pubs pour des films sur Canalblog :

"L'Infléchissement" est déposé à la SCAM, car je vois bien cela en scénario (présomptueux ? Oui, mais à force de me faire mon cinéma...)

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10 octobre 2013

L'infléchissement est paru.

"L'infléchissement" est paru ! Suivi de "L'Incident irlandais" (petite note de 5 pages sur la mort tragique du renard : certains la connaissent). En tout un volume de 172p . Il n'a pas de prix et n'est donc pas à vendre (bizarre, non ?)

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04 octobre 2013

Film-annonce disait-on jadis

"Diderot faisant la bise à Juliette Drouet ? Bah ! Il ne s'en serait fallu que d'une dizaine d'années si le père Denis avait vécu autant que lui."

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29 septembre 2013

Sans titre"Singe de septembre , Flivo en octobre"

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28 février 2013

Plage des Marettes

Vitrolles le 24 février 2013 - 08h45 - L'Etang de Berre est démonté et les rares flocons ne savent plus où se mettre. J'ai dormi chez Lara Croft entre Kurt Cobain et le Marsupilami. Lara Croft me vouvoie c'est surprenant. Je reviens ici, pas nécessairement pour y mourir, mais pour retrouver la lumière blanche du mistral, celle qui brille dans les yeux d'une avocate quinquagénaire ou qui se reflète sur les couteaux utilisés dans les salles de bain.

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02 septembre 2012

Place Louis Lacrocq.

Guéret le 15 août 2012.- 23h45.- D.A.F. de Sade m’accompagne avec son Journal de Charenton dans cette villa que je ne peux nommer  sans  citer Sodome donc faire baisser les prix, or il est très difficile de vendre une propriété à Guéret, alors autant cacher le fouet qu’a laissé dans son placard Mlle Quenet. Sade c’est mal, je sais, et Montand c’est bien. C’est ce qu’on apprendra sans doute dans les cours de morale laïque de M. Peillon. Mais Sade  n’eût aimé ni Peillon, ni l’athéologie  ni les maîtresses de DSK (rétribuées ou non, qu’importe ?). D’ailleurs, que je sache, M. Peillon n’a pas fait jouer de théâtre lors de son passage à Charenton. Et les jeunes filles qu'amenait Mlle Quenet  venaient avec leur maman : c'est important, la famille.

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