Il me reste quelques exemplaires de "L'infléchissement" pour  celles et ceux d'entre-vous qui ne m'ont pas encore donné d'adresse et qui souhaiteraient le recevoir. Et puis il y a une fille qui doit être grand-mère et à qui je voudrais le donner aussi. Vous savez quoi ? Si elle ne lit pas et si elle veut caler un pied de table, je le ferai couper au massicot, proprement, pour  que reste un petit carré avec la reliure de sorte que les feuilles ne glissent pas. Je suis nostalgique quoi que j'en aie dit. Finalement l'idée de Vitriol  d'être famille d'accueil  pour les chatons est intéressante : toujours du sang neuf. J'ai été content  de  faire cet objet assez joli, c'est-à-dire de le mener à bout. Cela clot une période et les choses tournent un peu comme l'indiquaient les lignes de vos mains : la chiromancie est une science exacte à condition d'être pratiquée par de vieux renards dont le poil blanchit, ce qui est rarement le cas, je vous l'accorde. Pour le reste j'hésite : j'avais l'idée d'un roman cancéro-balkanique (j'ai pris quelques notes  terrestres, maritimes et aériennes),  c'est un genre littéraire intéressant mais peu usité, cependant on m'a laissé entendre  qu'appliquer la chimiothérapie à mon style serait difficile. Bref, dans le monde réel j'ai une commande pour un livre un peu gris : je le ferai avec peut-être un pamphlet à côté pour me défouler. Et je reviendrai de temps en temps ici, vous mettre  du Vitkovsky, du Maïakovski, du Benjamin Péret ou du Stephane Mallarmé. Tous des morts ! Mais je mettrai peut-être aussi un peu d'Anne Kawala.