Saint-Aubin de Luigné le 19 juin 2012 -22h52. Un chevreuil jappe entre deux musiques de zanzare, un grillon s’obstine, rien d’autre.  Samedi était une belle journée, avec  une réminiscence  de  truites à la vanille. Flivo n’est pas sûr  d’être ponctuel, ni d’avoir ressuscité le troisième jour, mais il est sûr que les lacaniennes de talent aimantent les beaux quadragénaires, il  ne serait pas étonné que le talent fou de celui-là  cache  une histoire semi- balkanique. A ce propos, mon deuxième roman est sur les rails, même si le premier n’est  pas encore sorti. Je me doute bien que  cela vous importe peu. Ce roman aura dix-huit lecteurs, c’est dire si je suis vivant. Mais pour l’heure, les grondements lointains du tonnerre  ne sont pas venus à bout du bruit des avions et un papillon suceur  s’est invité sur mon écran. Premier éclair quand même . Je n’avais jamais rencontré de fille  du prénom de Colline. Cerise, oui, et Mirabelle aussi. J’ai de la chance.