Angers le 8 novembre 2011- 6h06 -  Je retrouvais avec joie une atmosphère flivoreuse et douce : dès le parking Marengo, les borogoves et leurs machines compliquées s’exerçaient  à inverser le vent contenu dans les feuilles mortes  faisant ainsi écho à la Cantate BWV 213 « Lasst uns sorgen, lasst uns wachsen. Hercules auf dem Scheidewege ». Vexées de cette concurrence, les bornes automatiques avaient rejoint les guichetiers dans l’eurogrève. Hier soir même, un peu tard, une grande fille noire  développait ses cheveux sur le réseau où il y a si longtemps, bien avant le filet américain et la monnaie inique, s’échangeaient  des rêves relayés par des poteaux de bois. Toutes les autres filles de la tribu étaient là, regroupées autour d’un feu oedipien : c’était l’automne, le vrai.