Angers le 1° février 2011 – 22h35.- Benjamin Britten. Cet homme-là a aussi mis en musique Shakespeare , Thomas Mann et Melville. Moi, j’ai pensé à Dostoïevski : le christianisme torturé du livret et le goût de mort politique des personnages m’ont évoqué les émois littéraires de mes seize ans. Le « Viol de Lucrece » bénéficiait ce soir d’un ensemble remarquable, tout en précision de timbres, de couleurs et de voix, la crinière blanche du chef de  l’orchestre de chambre Da Camera ( !) a été appréciée . Une belle chorégraphie No, suivie avec exactitude par les comédiens-chanteurs, soulignait  les métachronies savantes chantées avec grâce  par un choeur de tortues ninja et donnait faim aux lycéennes. A cause des pizzas et de la pédagogie.