Toulouse le 20 juillet 2010 – 11h30. Les jeunes jardiniers, garçons et filles, sont bien les seules raisons qui rendent supportable ce lieu conceptuel : on deviendrait homophobe à force de voir les villes imiter Paris-plage. Après le football et le bus de la honte plein de nègres morts du sida, ce sont les bords de la Garonne tapissés de seringues en l’honneur du Tour de France. Les jeunes jardiniers, eux, travaillent lentement, parlent sandwich, attendent la pause ; le chef est indulgent. Il est 11h30, bientôt il fera trop chaud pour observer arondes et pigeons semant leurs chromosomes dans la brique rouge.