Paris le 11 janvier 2009 – 8h50 -  Parfois, début juin, les alevins trop nombreux sont piégés par la Loire qui se retire rapidement des prairies noyées par la crue ; chaque trou devient alors un microcosme halieutique où l’épinoche côtoie la lamproie et tous les poissons blancs. Evidemment, les poissons divorcés ou sans papiers sont les premières victimes des épuisettes à mailles fines : on peut ensuite observer leurs sépultures aux surgelés Picard de la rue Saint-Médard, près de la Sécurité Sociale  où des employées momifiées, ou hâtivement taxidermisées  avec de la paille hachée,  continuent néanmoins à verser des larmes sur les dossiers incomplets. La réaction en chaîne s’est accélérée depuis le 11 septembre et, si vous avez le coeur bien accroché, vous pouvez même aller contempler les bébés nageurs figés dans la glace de la piscine Jean-Taris.