Paris le 13 décembre 2008 – 18h30 - A la Porte des Lions c’est le calme bruyant, la pluie glacée, les voitures brillent sur le sol noir, les feux comme des roulettes russes, l’impression de pouvoir mourir tranquillement désespéré, voire même de vivre  avec un hérisson de clous dans le cou. A la pyramide c’est autre chose : des vigiles ont remplacé  le personnel du ministère, ça sent l’Albanel et le Jack Lang : pas de différence avec un concert Rock. La vidéosurveillance, j’en ai rien à foutre, ce sont les vigiles qui me gênent : les renards craignent plus le fusil que la lunette (les cons ! je sais !), et même plus que le fusil, la dague qui les dépècera. Pourquoi lance t-on  des milices de chasseurs partout dans Paris ?  Les CRS  au moins restent dans les camions  à attendre les ordres. Et puis le vigile est incapable de vous indiquer où passe le bus 21, il gère les flux et nous comme flux on était plutôt nuls, pleins d’amour, de fatigue et de froid. J’espère  que ,parfois, ils traversent les salles et qu’un vigile, au moins, a rêvé, en rentrant, qu’il se faisait caresser doucement le scrotum par le beau modèle de Leonardo, celui qui fait à la fois Bacchus et  Saint Jean le Baptiste  ( le fils d’un pote chasse parfois le lycéen à Goussainville, mais ça ne le fait plus bander, comme quoi la culture, c’est utile aussi).