Paris le 12 décembre 2008  - 00H45 – Ménilmontant n’est pas Belleville, encore moins le Panthéon : on se demande où passent les frontières ethniques et si les lignes de bus pourront toujours les franchir. Une jeune indigène (les indigènes sont toujours noirs, n’est-ce-pas ?)  m’a indiqué ma route. J’ai un visa  pour douze heures seulement : je suis venu ici pour ralentir, mais ralentir sans platitude. Les ingrédients : le thé noir, l’absinthe,  la bière et le whiskey, entretiennent des liens légers, faits de ruban noir solide, velours moiré d’un côté, carbone noir de l’autre. Le côté carbone  laisse  sur le corps de petites griffures et  inscrit  sur la peau de minuscules barrages, le côté doux est discret et efficace.