Toulouse le 26 février 2008 - 18h35 - Passé le barrage de  négresses  rondes et brillantes comme des théières, le trottoir est encombré d’un clic-clac à demi déplié qu’une grande jeune fille triste franchit en me dépassant, énervée. Il  me  semble que Toulouse  est jumelée avec Decazeville et que l’UIMM  s’est déjà résignée au déclin d’Airbus. Les commerçants specialisés dans le racket des pauvres ont pignon sur rue, à côté  des commerces bobos  ; l’électorat de Besancenot  fixe  les “mouvements sociaux” en d’inoffensifs bantoustans .  J’ai pensé un moment qu’une toute jeune femme en short noir égaierait un peu le paysage, mais les clients de Casino qui scannent eux-mêmes leur chariot ne laissent guère d’espoir ; autant qu’elle reste à Paris. Bon, c’est peut-être parce qu’il a plu.