Paris - Bourse du Travail - le 9 décembre 2006 - 15h35 - Il est hilare au premier rang  et tout le monde se demande ce qu’il fait là ; les armoiries de la corporation des charcutiers  et la jambe levée du cochon noir  le font particulièrement sourire. Jian Wang  s’amuse beaucoup  : l’Eglise catholique, il connaissait un peu  et il découvre ici  ses adversaires, pittoresques aussi. ; mais lorsqu’il se prend  à penser que  quelques milliers de chinois se convertissent  tous  les ans au catholicisme, cela l’attriste ;  il  écoute un peu, pas longtemps, observe la verrière magnifique et les poutrelles  de cette cité des enfants perdus.  Son violoncelle pourrait sembler  incongru  face aux orateurs qui se succèdent . Il aime beaucoup cette salle  et aussi Joseph Haydn  que d’ailleurs il joue  dans un temps très voisin, quelques centaines de kilomètres  plus au sud, avec cet instrument sur lequel  les étudiantes fantasment comme on le fait sur un corps  musical qui traverse les âges.